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Poelvoorde ?

J’ai regardé “Entre ses mains” avec Benoit Poelvoorde il y a quelques jours. Eh bien, si on m’avait dit que ça m’inspirerait un rêve où je couche avec lui, je n’y aurais pas cru.

J’arrive chez lui, je pose quelques affaires par terre et je me mets en quête de toilettes (oui, même dans mes rêves je suis toujours en quête de toilettes :) ). J’en trouve, je fais ce que j’ai à faire et quand je ressors, c’est là que je le vois affairé dans une cuisine. Il me sourit, je crois qu’il me parle. On se rend dans sa chambre et là je vois mes affaires que j’avais posées dans le couloir. Je trouve ça étrange, je suis resté aux chiottes une seconde (c’était un rêve je vous le rappelle), il n’a pas pu avoir le temps de les amener lui-même. je lui en fait part, il ne réponds pas, alors pour rire je lui dis : “Tu dois avoir un elfe de maison.” (une répercussion des Harry Potter lus et vus) Nous rions et c’est là que nous passons à l’acte…je vous passe les détails, c’est privé ;)

Bon, ben en fait, Benoit Poelvoorde qui en passant doit avoir une 10aine d’année de plus que moi…ben, en fait, pourquoi pas :) en plus, aux dernières nouvelles, il disait être dépressif ! Parfait, moi aussi :D

Citation 2

Toute angoisse est imaginaire, le réel est son antidote.

[ André Comte-Sponville ]
Impromptus
C’est toujours plus facile à dire évidemment, et puis de là à dire qu’une fois en situation on a pas peur du tout, faut pas exagérer ! Maintenant, c’est vrai qu’entre l’angoisse avant l’action et une fois “dedans”, y’a une différence. Le tout est de se le rappeler souvent de temps en temps, penser à respirer profondément avant le démarrage de l’action, et autres “astuces” indispensables ! Faire sa prière :) non, non, je plaisante pas, je vous assure que quand on est vraiment angoissé(e) (et si on a eu un apprentissage du catéchisme étant jeune – qui laisse forcément une empreinte) on en arrive à prier, à se signer avant de passer à l’action…

Bon, j’ai appelé plusieurs auto-écoles, je suis encore plus déprimée. Pas que ce soit pas possible, non, c’est le discours d’une nenette qui me fait me culpabiliser, me sentir nulle…même si elle m’a pas désignée, mais je me reconnais dans ce portrait qu’elle fait des “jeunes d’aujourd’hui” (bien que je ne sois plus jeune jeune : j’ai 31 ans).

Elle les dépeint d’un seul mot : “Assistés” ! “Avant, c’était pas comme ça…maintenant, ils sont surprotégés, trop couvés…”

Peu importe qu’elle ait raison ou tort, c’est certainement vrai d’ailleurs, ce qui m’ennuie c’est cette dévalorisation qu’elle y associe. Je veux dire, et alors quoi ?!

Primo, on ne s’auto-éduque pas, on ne s’auto-surprotège pas, ce sont nos parents qui sont à l’origine de ce fait, pas que je les en blâme, enfin un peu quand même, parce que je suis bien placée pour savoir que quand on a été trop protégé, oui c’est difficile ensuite de grandir, de devenir autonome, responsable, etc…! Si il y a quelqu’un pour qui c’est un problème, je crois que c’est quand même pour nous justement, parce qu’il nous faut plus de temps pour nous adapter aux nouvelles situations,…

Deuxio, je crois que l’origine et le pourquoi du problème n’ont pas vraiment d’importance dans le cadre de l’apprentissage de la conduite ; à mon sens, les moniteurs devraient s’adapter, simplement car ce qui est fait est fait, on peut changer bien sûr mais c’est un travail personnel qui serait bien plus long que le temps de l’apprentissage de la conduite…

Et puis avec ces nombres de place limités pour l’examen pratique, j’ai l’impression que les moniteurs sont “obligés” de mettre la pression sur les élèves. Cette monitrice qui me parlait des jeunes, me dit “je vous ferais pas passer 3-4 fois !”, y’a une pression pour qu’on réussisse l’examen du premier ou au moins du 2ème coup, c’est dingue !

Pour les personnes comme moi qui sont sensibles, angoissées, qui ont besoin de pas se mettre la pression justement, c’est pas très encourageant. Pourtant, j’ai des témoignages de tas de personnes qui ont eu leur permis en 3 fois souvent, voire beaucoup plus. Aujourd’hui ce ne serait plus possible !?

Ça me saoule, ah puis j’ai pas parlé des frais de “restitution de dossier” quand on veut changer d’auto-école et de ce que ça entraine point de vue place pour l’examen pratique…une autre fois peut-être.

Bon, le résultat de tout ça, c’est qu’il faut que je tente ma chance dans une nouvelle auto-école, en espérant que le moniteur sera tel qu’une (seule) personne me l’a décrit : il ne gueule pas, il est calme, il a un certain âge, et il met juste un coup de volant parfois pour récupérer la trajectoire.

Pourvu qu’il soit bel et bien comme ça !

Je vais mal…mal, mal, mal ! De nouveau cette sensation d’être au fond d’un gouffre et de m’accrocher aux branches. Le seul fait de devoir me lever le matin m’est pénible…pour faire quoi ?

Surtout, penser à respirer…foutues angoisses !

Bon, ce qui se passe c’est que j’ai fini par plus supporter les “agressions” de mon moniteur d’auto-école. C’est pas faute d’avoir essayé de tenir, d’avoir essayé de lui parler aussi. Rien à faire , monsieur dit clairement qu’il n’a pas toujours la patience de se répéter, effectivement, il se répétait peut-être 2 fois après on arrive direct à du “je vais pas me répéter à chaque fois”. Ok !

Ajoutez à ça quelques remarques bien senties ici et là. Saupoudrez de cette mixture à chaque leçon et vous obtiendrez…des élèves qui changent d’auto-école. Enfin ceux qui sont majeurs parce que la majorité sont mineurs ou en tous cas encore en âge d’être obligé d’écouter papa-maman et donc de se coltiner des moniteurs irritants. Cela dit, parfois même des adultes s’obligent à supporter ce genre de situation…bizarre.
Du coup, la démarche de changer d’auto-ecole n’est pas aisée, d’accord je suis aussi hyper-sensible de mon côté, sinon c’est clair que j’aurais pas été me faire chier à changer d’auto-ecole sachant que ça coute bonbon !

Bon voilà, du coup, je sais pas sur quel(s) genre(s) de moniteur(s) je vais tomber la prochaine fois et j’oubliais qu’en prime déjà dès le départ je me suis jeté à l’eau pour tenter ce passage de permis (qui me serait bien utile évidemment) mais avec une conviction mitigée, disons que je pensais que je pourrais y arriver. La, depuis cette histoire, je suis revenue à un état très pessimiste et ça c’est mauvais…

à bientôt pour la suite des (més)aventures de pezzc, je vais essayer de lâcher des posts positifs histoire d’équilibrer tout ça.

Si ça peut me vous rassurer, cette après-midi, je suis allé voir “Bienvenue chez les ch’tis” et j’ai quand même ri même si globalement je me sens déprimée (comme un rat mort !)

Magnésium

1er jour de mon traitement au magnésium – en ampoules “mag2″ -
(dans le cadre de mes angoisses liées aux leçons de conduite).

Finalement, j’en prendrais uniquement la veille et le jour même. Je pense déjà aux leçons suffisamment souvent, si je dois prendre un médoc – même quasi sans effets – tous les jours…

Citation 1

Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l’on t’a confisqué.


[ Yasmina Khadra ]
Extrait de L’Attentat

J’aime beaucoup cette citation, je trouve qu’elle fait du bien. On dit toujours qu’ “il faut pas rêver” mais je pense qu’avoir un jardin de quiétude imaginaire  est plutôt salutaire, surtout en période difficile mais je crois que même quand on est pas dépressif, la vie n’est pas toujours facile, et se créer un havre de paix intérieur est sans doute indispensable.

En ce qui me concerne, quand j’en ai vraiment ras-le-bol, je m’imagine spontanément allongée sur un radeau, par une belle après-midi ensoleillée, bercée par le doux flot d’une rivière courant à travers une forêt clairsemée.

Rêve de fouine

J’ai fait un rêve ce matin, qui pourrait être une réponse à une question que je me suis posée hier soir. Je me demandais si, dans la mesure où j’ai le sentiment de m’être déjà brûlé les ailes, s’il était possible de me retrouver dans le même état qu’avant que ça n’arrive.

Ce matin j’ai rêvé qu’une fouine se brulait sur un feu de gazinière. Ça parait comique dit comme ça mais elle semblait au final avoir brulé entièrement et donc être morte.
Mais quelques temps plus tard, quelle ne fut pas ma joie de voir la demoiselle se réveiller, roussie certes, mais là ou elle n’était plus qu’un amas noir et compact quelques minutes auparavant, c’était un vrai miracle de la voir retrouver son poil, l’œil vif et enthousiaste.
Maintenant que j’y pense, ce n’était plus une fouine que j’avais devant les yeux mais une souris, adorable, surtout quand on savait ce qu’elle venait de vivre.
J’ai alors voulu la caresser et c’est là que ça m’interpelle par rapport à ma propre situation ; la petite chose était devenue intouchable, en tous cas pour un temps, trop à fleur de peau du fait de ses séquelles après un passage dans les flammes. Elle a aussitôt bondi à plusieurs reprises, pirouetté sur elle-même, tellement la toucher était comme si elle entrait à nouveau en contact avec le feu.
Mais je savais intimement qu’il ne lui fallait que du temps, et il allait lui en falloir beaucoup, certes, mais elle finirait par cicatriser et retrouver son poil gris de souris et on pourrait alors à nouveau lui prodiguer des caresses d’affection que son caractère malicieux nous inspirait.

Voilà, j’espère être comme cette souris et que tout ce qu’il me faut, c’est du temps, même si c’est beaucoup et je me retrouverais à nouveau dans le même état qu’avant que je ne me brûle…